2012 – Un gervaisien au perchoir

Le par

barto Claude Bartolone est d’abord connu comme un élu du Pré-Saint-Gervais, dont il est successivement conseiller municipal, maire-adjoint, puis maire jusqu’à son entrée au gouvernement Jospin. La règle du non-cumul de la présidence d’exécutifs locaux alors imposée aux ministres le fait redevenir maire-adjoint, cédant son siège de maire à Gérard Cosme. Il est tête de liste PS-PCF aux municipales de 2001 du Pré-Saint-Gervais, mais ne postule pas au poste de maire étant ministre de la ville.

Homme de consensus dans la fédération socialiste quand la conquête de la présidence du Conseil général est devenue probable en 2004 pour le scrutin cantonal de 2008, il annonce sa candidature sur le canton de Pantin-Est en 2008. Élu au premier tour, il devient président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis le 20 mars 2008.

À la tête du Conseil général, il annonce vouloir faire entrer le département dans le XXIe siècle. Il affirme quelques priorités dont la mixité sociale, l’aide à la petite enfance, le développement économique, la protection de l’environnement et la lutte contre l’échec scolaire et les discriminations. Ses ambitions se heurtent au défi porté par une dette composée essentiellement d’emprunts dit « toxiques » qui fragilisent la santé financière du Conseil général. En avril 2009, il annonce le câblage de toutes les salles de classe des 120 collèges d’ici 2011 et l’équipement de 50 d’entre eux d’un « espace numérique de travail » afin de lutter contre les inégalités face aux nouvelles technologies.

Le 21 juin 2012, face aux candidatures respectives de Jean Glavany, Élisabeth Guigou et Daniel Vaillant, il est désigné candidat de la majorité présidentielle de gauche à la présidence de l’Assemblée nationale par ses pairs. Le 26 juin 2012, lors de la première session parlementaire de la XIVe législature au Palais Bourbon, Claude Bartolone est élu président de l’Assemblée nationale, devenant le quatrième personnage de l’État, et étant le douzième homme titulaire de ce poste sous la Ve République. Il est élu dès le premier tour de scrutin, face au président sortant de l’Assemblée, Bernard Accoyer, candidat de l’UMP, l’emportant par 298 voix contre 185 (55 votes nuls et 2 autres voix se rapportant à un candidat non déclaré.

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